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    par le 23/05/2013 13h03  Nombre de lectures: 45 
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    Light my fire

    Kisenosato est décidément sur une autre planète sur ce basho (il restera à confirmer qu’il a franchi un cap, c’est là bien trop tôt pour le dire). Le feu sacré de l’ozeki – d’où le titre de cette chronique encore une fois dans le revival des années 70 – lui permet de rester aux commandes du basho, toujours en compagnie de Hakuho, collé à lui telle une sangsue. Opposé aujourd’hui au yokozuna Harumafuji, bien remis à l’abord du musubi-no-ichiban de ses déconvenues de début de tournoi, Kisenosato ne fait pas dans la dentelle, la magnificence technique ou dans le kimarite exotique. Non, une simple démonstration de puissance simple et efficace, l’ozeki passant sous la garde du Mongol pour un yorikiri puissant. C’est ce qui impressionne le plus chez Kisenosato sur ce basho, le sentiment de sérénité qu’il dégage. Pourvu que ça dure…
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    par le 22/05/2013 13h16  Nombre de lectures: 37 
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    Stairway to heaven ou Highway to hell

    Led Zeppelin ou AC/DC? Voici le choix qui s’impose pour décrire la possible destinée de Kisenosato au terme de ce qui s’annonce de plus en plus comme un mano à mano décisif face à la légende vivante Hakuho. Si Kisenosato parvient à finir sans taches son basho et à remporter le premier yusho japonais depuis Tochiazuma, il entrera dans la légende, l’exploit se faisant face au plus grand sumotori de sa génération, voire de l’histoire. Mais si Kisenosato échoue, bien que cet échec puisse se comprendre à l’aune du niveau dudit yokozuna, la frustration engendrée risque de le hanter de longues années. Bref, c’est maintenant ou – peut-être – jamais, pour l’ozeki. Autant dire qu’il n’a pas le choix, il lui faut être décisif jusqu’à samedi, et la tâche ne s’annonce pas facile.
    Le combat du jour n’est toutefois pas le plus compliqué de ceux qui restent à disputer pour l’ozeki japonais, à qui il restera dès demain Harumafuji, puis Kakuryu, avant d’affronter Hakuho et de finir par Kotoshogiku. Un Everest. Mais on peut commencer à y croire pour lui après ce succès probant sur le Russe Aran. L’ozeki conserve une distance prudente sur les dangereux bras de son adversaire, en mode « combat franc » aujourd’hui, passant au final sa puissance et sa hargne sous les yeux d’un Hakuho toujours impassible. Le pinacle de samedi semble bel et bien se profiler, le regard de Kisenosato donnant à Hakuho la chikara-mizu valant son pesant de cacahouètes…
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    par le 21/05/2013 14h13  Nombre de lectures: 63 
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    Rien de nouveau sous le soleil

    Journée blanche une fois de plus en termes de péripéties au Kokugikan : l’intégralité des lutteurs proches de la tête pour la conquête éventuelle du yusho se sont imposés, sans heurts pour la plupart. Dont Kisenosato, qui fait de plus en plus figure de challenger numéro un aux appétits du yokozuna Hakuho. Opposé à celui qui est sans doute l’une de ses plus grosses bêtes noires dans le gros combat du jour, l’ozeki, dont l’adversaire a une pression conséquente eu égard au kadoban dont il doit une nouvelle fois se sortir, ne tremble pas, coupant les quelques tentatives de prise de mawashi du Bulgare avant de le laisser pénétrer au moment opportun où il enclenche la marche avant, repoussant alors son adversaire désarmé. Kotooshu devra aller encore cueillir deux succès sur les cinq confrontations qui lui restent, dont les deux yokozuna. La marge se réduit.
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    par le 20/05/2013 13h59  Nombre de lectures: 104 
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    Ptêt ben qu’oui, ptêt ben qu’non…

    Ce titre sibyllin, reflet des contrées normandes qui sont ma région d’adoption depuis une dizaine d’années, pose la question essentielle que tout le monde du sumo est appelé à se poser au terme de cette neuvième journée du Natsu basho 2013 : Kisenosato, désormais seul lutteur au contact avec l’ogre Hakuho, peut-il le faire et devenir le premier Japonais à remporter un yusho de makuuchi depuis la dernière bonne fortune nippone, qui remonte – on l’aura oublié tant ça devient antique – au succès de l’ozeki Tochiazuma au Hatsu 2006, une paille…
    Il existe des raisons de croire en un succès final de Kisenosato. Hors le fait que l’ozeki ne s’est jamais retrouvé dans une telle situation, avec neuf journées complétées d’entrée sur un score parfait, celui-ci est particulièrement régulier à haut niveau, enchaînant les scores à deux chiffres depuis un an maintenant. Son combat du jour face à Toyonoshima, où il prend le temps et a la lucidité de travailler efficacement pour le crucial placement des bras face au nain de makuuchi, la patience de travailler au corps et la puissance pour terminer le job. Les adversaires qui lui restent à affronter sont Kotooshu, qui cherche à échapper au kadoban mais aussi surtout à une blessure qui serait pour lui tout aussi funeste qu’à Baruto ; Kakuryu, qu’il domine assez largement en général ; Kotoshogiku, un adversaire qu’il redoute mais dont il a pris la mesure depuis un an ; possiblement Aran ou Aoiyama, deux rikishi contre qui il n’a pas de soucis majeurs ; et les deux yokozuna. Ceux-ci sont ses écueils majeurs sur la route de la gloire, mais Harumafuji sera peut-être démobilisé en fin de basho s’il ne peut recoller, et Kisenosato a prouvé l’an dernier qu’il avait les solutions pour contrarier Hakuho. Alors ?...
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    par le 19/05/2013 15h16  Nombre de lectures: 94 
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    Le mouvement dans l'immobilité

    Pas de changement en tête lors de ce nakabi au Ryogoku Kokugikan. Le trio composé du Maître et des deux ozeki en forme reste solidement aux commandes, avec des victoires nettes qui ne souffrent aucune contestation. Le mouvement en cette journée est à chercher dans le paquet pléthorique des poursuivants, qui fond comme neige au soleil sous les cerisiers en fleurs.
    A tout seigneur tout honneur, on commence comme souvent avec le dai-yokozuna, opposé aujourd’hui au Russe Aran, l’un des (innombrables) lutteurs qui lui réussissent bien, le Mongol ayant avant le torikumi du jour une fiche parfaite de 11-0 à son encontre. Aran se montre toutefois étonnant. Beau combat de l’Ossète qui est plaisant à voir quand il offre un sumo tel que celui-là face au yokozuna, frontal, placé, avec une belle prise de mawashi main droite tout en déniant celle de son adversaire. Aran pourrait battre bien des adversaires avec cela, mais c’est Hakuho en face. Le Mongol soutient la pression physique et quand il met la main sur l’étoffe, les jeux sont faits pour Aran, défait en yoritaoshi.
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    par le 18/05/2013 14h55  Nombre de lectures: 85 
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    Si proches et pourtant si loin...

    Le nakabi n’a même pas encore rendu ses vérités en ce basho printanier que déjà un scénario final semble se mettre en place : deux ozeki en forme désireux d’en découdre avec le Maître. Sauf que…
    Sauf que Kakuryu comme Kisensato, les deux ozeki en question, n’ont pas depuis belle lurette connu de fins de basho solides. Si Kisenosato, l’espoir de tout un peuple japonais sevré depuis si longtemps d’un basho aux accents nationaux, est depuis plus d’un an d’une régularité de montre suisse à faire pâlir Jérôme Cahuzac, force est également de constater que depuis sa promotion comme ozeki au Hatsu 2012, il n’a enregistré que huit succès sur 21 possibles lors des trois dernières journées de ses basho ; deux sur huit lors des senshuraku ; et qu’après une brève période où il semblait devenir un poison pour Hakuho, celui-ci l’a depuis battu lors des six derniers tournois. De quoi refroidir les ardeurs des aficionados nippons. Quant à Kakuryu, il est encore plus difficile de se risquer à envisager quoi que ce soit, cette première semaine constituant pour l’heure son meilleur départ depuis sa promotion au deuxième rang du sumo. Ses fins de basho sont depuis tout aussi pénibles, voir plus, que celles de son compère japonais.
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    par le 17/05/2013 11h32  Nombre de lectures: 58 
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    La bande des quatre moins un

    Le carrosse de la Cendrillon du tournoi s'est re-transformée en citrouille. Il était beau de voir un simple maegashira rester invaincu et se mêler au bal des gros bras ozeki et yokozuna mais toutes les bonnes choses ont une fin : Aoiyama a perdu. Ikioi, qui ressemble étonnamment à Hakuho dans sa gestuelle comme dans son physique, est le bourreau du Bulgare dont la puissance a été complétement étouffée et convertie dare dare en roulade vers le sol. L'autenthique Hakuho, lui, n'a eu aucun mal à se défaire d'un Okinoumi toujours vierge de victoires. Absorbant l'énergie du komosubi, Hakuho l'a laissé se mettre en danger, trop en déséquilibre, afin de l'amener au sol en toute simplicité. De leur côté, les deux ozeki co-leaders ont assuré leur position. Calme et précis, Kisenosato n'a fait qu'une bouchée de Tochinoshin, rapidement expédié hors du cercle. La tâche a été plus rude pour Kakuryu qui s'est employé en oshi-zumo pour faire plier Goeido qui a fini par céder sur une esquive (alors qu'il semblait avoir évolué sur ce point...).
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