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    par Publié le 23/03/2014 18h08  Nombre de lectures: 383 
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    Une Triade est née

    Il n’y a pas qu’en Chine désormais qu’existent les Triades, mais également au Pays du Soleil Levant et des yakuza. Sous les yeux du Don, du Boss Asashoryu, un troisième yokozuna mongol est né. Sans doute pas le plus dominateur – cet apanage restera celui de Hakuho – ni le plus flamboyant – on parle là de Harumafuji (ou d’Asashoryu si l’on demeure sur une dimension historique) – mais plutôt du plus laborieux et appliqué des ozeki, qui à défaut des moyens physiques de Kotoshogiku ou Kisenosato a su faire évoluer ses atouts tactiques et techniques tout en amendant sa puissance avec régularité. Certains resteront dubitatifs sur l’aide éventuelle dont il a pu bénéficier de la part de ses compatriotes, volontairement ou non (la blessure de Hakuho notamment), toujours est-il que sa consécration du jour vient couronner un patient travail d’ascension dont la première étape se situait à l’orée de 2012 avec un ozeki-run qu’il concluait sur un doten-yusho en compagnie de Michael Corleone, euh, pardon, Hakuho. Kisenosato, qui se retrouve encore sur le bord de la route, va devoir cravacher sec pour atteindre son nirvana face à une armada mongole pas franchement décidée à lâcher du lest. En passant, Hakuho commence à avoir de la concurrence sérieuse pour lui empêcher de toucher le (sans doute) dernier but qui lui reste, la marque de Taiho.
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    par Publié le 22/03/2014 15h06  Nombre de lectures: 235 
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    Kakuryu yokozuna, c'est presque fait.

    En cette veille de dénouement final de ce basho de printemps, le dénouement de la journée laisse certains observateurs sceptiques, tant il apparaît à certains comme un scénario « idéal » visant à amener un troisième Mongol à la tsuna en même temps que de libérer un ozeki de la pression du kadoban. Les théories de la conspiration font toujours florès dans le petit milieu des fans de sumo, et le fait est que le scandale du yaocho leur a donné de la substance, alors même qu’il était déjà difficile de les confirmer comme de les réfuter. Mais le fait est également que tous les scenarii du jour sont loin de s’achever de la manière idéale à laquelle on pourrait s’attendre. Le doute existe, existera toujours, mais on peut tout aussi bien dire que Kakuryu, dont beaucoup (moi le premier) pensaient qu’il était un ozeki de moins grande valeur que Kisenosato (en terme de bilan chiffré, c’est même très clair), a tout simplement franchi un cap, à l’image de Harumafuji il n’y a pas si longtemps (beaucoup le voyaient trop « léger » pour même devenir ozeki), ou de Musashimaru en son temps. Le futur (au conditionnel, encore) yokozuna Kakuryu devra encore prouver qu’il n’était pas un feu de paille, pour ne pas être associé dans les mémoires à des yokozuna comme Wakanohana III. Mais là, on anticipe quand même pas mal…
    On avait bien vu les doigts de la main droite serrés par Hakuho après son revers hier ; le fait est qu’ils sont bandés ce jour, même si l’entourage du yokozuna assure qu’il n’y a pas grand-chose. Dès l’atari, Kakuryu, qui n’a pas besoin de grand-chose pour être motivé dans un combat crucial, attaque bille en tête avec deux violents tsuppari à la face de Hakuho (qui en conservera un petit œil de pigeon). Les assauts de l’ozeki se succèdent sur un yokozuna visiblement moins lucide qu’à l’accoutumée, son adversaire parvenant à lui prendre le mawashi du gauche, éloignant en sus cette même prise pour son adversaire. Mieux armé au mawashi, Kakuryu développe alors des efforts de titan en dépit d’une résistance désespérée de Hakuho à la tawara, et l’emporte sur yorikiri. La tsuna n’est plus très loin pour le quatrième ozeki mongol, appelé sans doute à devenir le quatrième yokozuna de cette nationalité. Il lui faudra peut-être battre Kotoshogiku demain, tâche accessible car l’ozeki est rassuré sur son sort.
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    par Publié le 21/03/2014 15h43  Nombre de lectures: 204 
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    Les cartes sont redistribuées

    On pouvait s’attendre à pas mal de scenarii pour cette antépénultième journée du basho de printemps, le plus probable et attendu étant sans nul doute un triplé de victoires mongoles qui aurait pu nous mener tranquillement à un kettei-sen, voire à un tomoe-sen au senshuraku. Cette hypothèse finale reste toujours valable, mais le déroulé de la treizième journée n’a pas franchement ressemblé aux pronostics. Car si Kakuryu triomphe dans un combat encore une fois intelligemment mené de Kisenosato démobilisé et en mal d’enjeu, les deux yokozuna qui affrontaient des adversaires venus – pour des raisons diamétralement opposées – avec le couteau entre les dents, ont vu des marées de zabuton virtuels s’abattre sur leurs têtes.
    La vraie surprise du chef du jour, voire du basho, nous vient de Kotoshogiku qui, le feu du kadoban à son (large) fessier, nous sort un combat de mammouth en encaissant parfaitement l’assaut du dai-yokozuna avant d’enserrer son bras droit près du corps tout en bloquant l’arme fatale du Mongol, le gauche, en position haute. A partir de cette position, l’ozeki, bien que de gabarit plus trapu, met les gaz avec ses habituels gaburi, ses bonds de Marsupilami ayant au final raison de Hakuho en dépit de sa résistance. Hors cette défaite, l’information importante – voire susceptible de tout changer dans ce tournoi – est que Hakuho met de longues secondes à se relever, se tenant un doigt de la main droite qu’il a du se retourner dans sa lourde chute. Une blessure, c’est rare chez le Mongol, et cela pourrait bien faire les affaires de son compatriote Kakuryu plus que jamais en position favorable. Pour l’anecdote, la dernière défaite simultanée des yokozuna remontait au Kyushu 2012, lorsqu’à la onzième journée le duo d’ozeki de la Sadogatake avait fait flamber le dohyo de Fukuoka.
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    par Publié le 20/03/2014 15h28  Nombre de lectures: 197 
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    Trio en sumo majeur

    Voilà un tournoi comme on les aime, intense, palpitant à tous les niveaux : un grand cru, assurément. La bagarre la plus homérique concerne les hommes de tête. Cela fait quelques jours que la musique épique d'un trio de Mongols prend le dessus sur la cacophonie du reste de l'orchestre et le tempo a été particulièrement marqué aujourd'hui. L'instrument vedette de cette douzième journée a été Kakuryu. L'ozeki sait qu'il peut accrocher une tsuna s'il remporte le yusho et le moins qu'on puisse dire est qu'il est à la hauteur de l'enjeu. Face au yokozuna Harumafuji, invaincu et co-leader, le Mongol a joué une partition intelligente et virtuose. Après avoir absorbé la charge de son compatriote (un exploit en soi), Kakuryu l'a dévié d'un coup de patte opportuniste ce qui a amené Harumafuji à continuer sa course hors du dohyo. Kakuryu reste donc à une longueur de l'ogre Hakuho qui a conservé son invincibilité et devient seul leader. Il n'a pourtant pas eu la partie facile face à son grand rival Kisenosato. D'ailleurs, la nervosité était palpable avant combat au point que les deux protagonistes ont provoqué trois faux-départs qui étaient autant de vraies intimidations de mâles alpha. Il en fallait plus pour déstabiliser Hakuho qui a rapidement pris le dessus sur Kisenosato en lui interdisant toute prise de mawashi et en le boutant hors du cercle sans ménagement. Sinon, hors des dohyo, la grande nouvelle était l'annonce, plutôt attendue, de l'intai de Kotooshu.
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    par Publié le 19/03/2014 15h49  Nombre de lectures: 203 
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    Money-time dès demain.

    Pas franchement de bouleversement dans la hiérarchie en ce mercredi, où les trois leaders mongols l’emportent tous assez facilement, écartant au passage les deux derniers importuns nippons qui pouvaient encore caresser une once d’espoir de leur disputer le titre. Kisenosato et Goeido, de loin d’ailleurs les meilleurs Japonais depuis belle lurette, sont désormais, alors que le terme du basho est à quatre journées, à trois longueurs du duo de yokozuna, ce qui donne une idée du monde qui sépare les maîtres de ceux qui jouent les accessits. C’est entre Mongols que vont se jouer les choses, dès demain.
    32ème rencontre entre Tochiozan et Kakuryu, leur bilan étant pour le moins équilibré. Mais l’ozeki mongol est peut-être entré (enfin) dans une autre dimension, et il se défait du sekiwake, sans gloire et avec le concours d’un mono-ii qui réfute finalement un possible tirage de mage, mais le résultat est là : 24 succès en 26 combats disputés, c’est un ratio digne d’un yokozuna. Même si cela risque de ne pas suffire… en tout état de cause, le destin de l’ozeki se joue dès demain, puisqu’il affronte Harumafuji. S’il perd (et que Hakuho fait respecter la logique face à Kisenosato qui n’a plus d’enjeu) il ne lui restera mathématiquement quasiment plus de chance de remporter ne serait-ce qu’un doten-yusho, théoriquement indispensable pour une éventuelle promotion.
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    par Publié le 18/03/2014 18h43  Nombre de lectures: 172 
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    Grosse bagarre

    La lutte pour le yusho chez les sekitori est féroce aussi bien en makuuchi qu'en juryo. Dans la division reine, le duel de yokozuna continue de plus belle avec Kakuryu toujours en embuscade à une seule défaite. Ce trio mongol est tout simplement irrésistible. Hakuho n'a pas eu à forcer son talent pour disposer d'un Kotooshu inexistant sur ce basho. Un tachi-ai rapide suivi d'une projection impeccable et le travail était fait. Pour le Bulgare, l'enfer continue. Harumafuji a disposé de Shohozan avec à peine plus de difficulté puisque son avancée vers sa proie l'a fait reculer hors du dohyo en un rien de temps. Finalement, Kakuryu est celui qui aura eu le plus de mal pour se débarrasser de son adversaire du jour. Toyonoshima, toujours aussi tranchant, a en effet parfaitement commencé son combat en bousculant copieusement l'aspirant yokozuna. C'était sans compter sur la concentration de Kakuryu qui a bien absorbé le choc pour ensuite contre-ataquer avec une vivacité et une force digne d'un... yokozuna (il faut s'y faire, il n'a jamais été l'ozeki le plus en vue mais il est à la hauteur, jusqu'à présent).
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    par Publié le 17/03/2014 18h06  Nombre de lectures: 201 
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    C'est reparti pour un Mongol Show

    Le sumo, dans sa longue histoire, a toujours connu des périodes de domination. Futabayama en son temps, Kashiwado-Taiho, Ake-Taka, etc. Mais il faut bien dire que l’ère mongole est sans doute la domination la plus implacable que le sumo ait connu dans sa longue histoire. Songeons qu’en dix ans, seuls trois non-Mongols ont réussi à décrocher un yuhso en makuuchi : Tochiazuma, depuis longtemps à la retraite, Baruto, fraîchement retiré des mawashi, et Kotooshu qui n’en est plus très loin. Autant dire que la pression est croissante sur les Nippons qui sont ne serait-ce qu’en position de le faire, ce qui n’arrange pas leurs boulons. Et qu’au vu de l’assise que possède le plus dominateur des yokozuna qu’ait connu la Kyokai depuis sa formation, il ne leur reste sans doute qu’à patienter pour attendre soit une « providentielle » blessure, soit l’intai qu’il ne manquera pas de déclarer d’ici deux ans maximum, lorsqu’il aura atteint à peu près tous les objectifs possibles, le dernier lui restant étant sans doute le record de Taiho. Car pour paraphraser le « philosophe » (lol) Hans Gruber, « quand Hakuho vit l’étendue de ses exploits, il pleura car il ne lui restait plus de records à conquérir ». d’ici là, il faudra un sacré exploit pour passer entre les mailles des filets de Genghis, car Kubilay Harumafuji est en plus prêt à suppléer le maître, et Tamerlan Kakuryu frappe en plus à la porte avec insistance…
    L’affaire est donc toute mongole désormais en ce basho de printemps, les deux yokozuna étant seuls au top avec le dernier ozeki mongol à leurs trousses. Kotooshu n’y est plus, on le savait, et rencontrer Harumafuji en mode reconquête n’est pas pour arranger les affaires du néo-Nippon. Une poussée pour le mettre sur le reculoir et un tirage pour l’attirer au sol, le yokozuna fait dans le simple, court et efficace. Make-koshi déjà, Kotooshu entame sa plongée finale dans le banzuke.
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