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    par Publié le 16/11/2013 05h32  Nombre de lectures: 4600 
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    Bientôt seuls ?

    A l'issue de la quatrième journée, ils étaient 6 rikishi avec une fiche parfaite dont les deux yokozuna. Et les deux ôzeki de la Sadogatake beya étaient déjà kyujo.
    A l'issue de la sixième journée, les deux yokozuna ont gagné leurs deux rencontres, généralement facilement ainsi que Shotenro (M15). Les trois autres ont perdu une ou deux fois, le dernier en date est Masunoyama, défait aujourd'hui pour le sixième jour.
    Le cinquième jour des yokozuna fut assez tranquille. Hakuhô n'a pas eu l'air de s'employer en poussant un Toyonoshima partit trop bas. Harumafuji, lui, a tourné un peu pour placer un bijou de shitatenage.
    Leur sixième jour fut tout aussi simple. Après le taichi ai, les deux yokozuna tentèrent tous les deux un uwatedashinage qui s'est transformé en sukuinage pour Hakuhô et en yorikiri pour Harumafuji (dans ce dernier cas, Okinoumi parvint à ne pas se faire projeter).
    Ils semblerait que les deux yokozuna soient complètement en contrôle et qu'ils soient déjà en mode : attente du senshuraku pour voir qui aura le zensho yusho. Nous n'en sommes certes pas encore là mais les deux yokozuna semblent gagner leurs combats de plus en plus facilement.
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    par Publié le 13/11/2013 11h45  Nombre de lectures: 4769 
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    Kotooshu forfait

    Après Kotoshogiku, Kotooshu a déclaré forfait aujourd'hui, deuxième victime sodogatakienne du cyclone Shohozan et permet ainsi à Myogiryu de récupérer sa première victoire du tournoi. A moins qu'il ne revienne un peu plus tard pour tenter de se sortir de son kadoban (ce qui est peu probable), il perdra son grade d'ozeki. De son côté, Shohozan-le-terrible affrontait Goeido, seul haut gradé invaincu (en dehors des yokozuna). Toujours autant encouragé, le sekiwake n'a pas cédé à la pression, n'hésitant pas à aller au contact en bravant les coups du rikishi au mawashi doré et à s'esquiver au moment opportun tout autant pour éviter de se blesser que de récupérer une victoire précieuse. Bien entendu, comme on pouvait s'y attendre à ce stade de la compétition, les yokozuna restent en tête. Hakuho n'a eu aucune difficulté à prendre la mesure du vétéran Kyokutenho tout de suite verrouillé au corps à corps et impuissant à contrer l'avancée limpide du yokozuna. Harumafuji a eu plus de difficultés à sortir Toyonoshima qui a bien failli le renverser avec une clé de bras avant de s'écrouler au pied du dohyo.
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    par Publié le 12/11/2013 11h53  Nombre de lectures: 4253 

    Shohozan crucifie la Sadogatake

    Comme on pouvait s'y attendre après sa lourde chute d'hier, Kotoshogiku est blessé au bras et met ainsi un terme prématuré à son tournoi, ce qui arrange bien les affaires de Toyonoshima qui devait le rencontrer aujourd'hui. Il est donc kadoban, condamné au kachi koshi en janvier pour conserver son grade. Toutefois, les malheurs de la Sadogatake beya ne s'arrêtent pas là et son bourreau est une nouvelle fois Shohozan. En effet, ce rikishi rugueux a obligé Kotooshu, le deuxième ozeki de la heya, à un combat très dynamique, trop sans doute puisqu'il s'est fini par une expulsion suffisamment violente du Bulgare pour qu'il se tienne le poignet gauche en se relevant. La réunion des juges ayant confirmé la victoire de Shohozan, on peut de toute façon s'inquiéter (déjà) du maintien de Kotooshu à son grade. Loin de ces préoccupation, les yokozuna ont encore déroulé aujourd'hui. Harumafuji a repoussé très vite Kyokutenho après s'être placé idéalement à l'atari tandis qu'Hakuho a eu à peine plus de difficulté pour se débarrasser de Myogiryu qu'il a d'abord failli précipiter à terre avant de le reprendre pour mieux l'expulser.
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    par Publié le 11/11/2013 11h56  Nombre de lectures: 3976 
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    Kotoshogiku inquiète

    La Sadogatake n'avait pas besoin de ça. Avec un ozeki déjà kadoban, une blessure pour l'autre n'est vraiment pas le genre de nouvelle qu'elle attendait mais c'est pourtant bien ce qui semble s'être passé. Kotoshogiku, car c'est de lui dont il s'agit, est resté un petit moment prostré au pied du dohyo après son combat contre Shohozan et en revenant sur l'argile sacré, son bras droit avait l'air de le faire souffrir. La blessure est elle sérieuse ? L'avenir le dira. Ceci dit, tout n'est pas négatif puisqu'il n'est tombé lourdement qu'après avoir expulsé Shohozan et puis Kotooshu (le kadoban) a lui aussi retrouvé le chemin de la victoire. Pour cela, il a enserré Kyokutenho de ses longs bras puis a pris son temps pour attaquer afin d'éviter toute erreur. Le travail a été bien fait et le vétéran Mongol est sorti sans appel. En attendant, les yokozuna poursuivent leur marches triomphales. Hakuho n'a eu aucun mal à jeter Aminishiki hors du dohyo comme si ce dernier était une balle qui devait atteindre un imaginaire panier de basket. Bien campé sur ses jambes, Harumafuji ne s'est pas laissé avoir par la tentative d'hatakikomi de Myogiryu qui lui a au contraire donné l'idée d'essayer la même chose mais avec succès (il n'est pas yokozuna pour rien).
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    par Publié le 10/11/2013 18h13  Nombre de lectures: 4361 
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    Shonichi glacial pour la Sadogatake

    On me pardonnera j’espère le jeu de mots sonore quelque peu facile pour ouvrir ce Kyushu basho, qui cela dit se déroule effectivement dans la froidure du Fukuoka de novembre, mais depuis que Hakuho préside aux destinées du sumo, les grosses surprises du premier jour sont plus à aller chercher dans les rangs des ozeki. Et cette fois-ci, c’est l’infortunée heya de moto-Kotonowaka qui en fait les frais, avec une ouverture loin d’être idéale. Les choses partent en effet mal pour Kotooshu, kadoban sur ce tournoi et opposé d’entrée à l’une de ses deux bêtes noires, Toyonoshima. Les choses tournent mal avec une prise avant du petit qui se fait repousser par le Bulgare mais parvient à donner un mouvement tournant qu’il achève par une très belle et fatale projection. Il va falloir que l’ozeki aux 47 basho à ce rang (quatrième longévité à ce niveau) montre une sacré vaillance pour ne pas plomber un peu plus les rangs des Européens (on rappellera à ce propos le malheureux kyujo de Tochinoshin qui va l’envoyer en makushita en janvier).
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    par Publié le 29/09/2013 17h44  Nombre de lectures: 4703 
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    Taiho dans un an

    Il n’y avait plus de suspense dans ce senshuraku de l’Aki 2013, la seule question étant de savoir si Hakuho allait, une fois de plus, démontrer qu’il est le seul patron totalement incontesté et incontestable du sumo professionnel. Et on a vu. Le yokozuna remporte sa 27ème Coupe de l’Empereur avec la manière. Il n’est ni Anakin ni Luke Skywalker, mais on sent bien que la Force est avec lui. La question n’est désormais plus vraiment de savoir s’il va un jour battre le record mythique, et désormais bien plus accessible que celui de Futabayama, des 32 yusho de Taiho, mais bel et bien si ce record tombera dans l’année qui vient. Car passé le (léger) trou d’air connu lors de l’année 2012 avec « seulement » deux yusho, le Mongol vient d’enchaîner quatre levées pour porter sa marque à donc moins de six unités du fils de Cosaque, soit un an de tournois. Et à voir la mainmise qu’il a encore sur le paquet de ses adversaires qu’il maîtrise toujours autant, la perspective d’un Aki 2014 le voyant décrocher le 33ème titre en carrière n’apparaît pas si saugrenue que cela. Bien sûr, bien des choses peuvent arriver, en particulier une blessure (phénomène dont il a miraculeusement été quasi totalement épargné jusqu’ici), mais hors cela, on peine à voir un lutteur qui puisse contester son écrasante domination. Comme pourrait le chanter Bruel, on va donc « se donner rendez-vous dans un an »…
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    par Publié le 28/09/2013 14h37  Nombre de lectures: 4949 
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    Citius altius fortius

    Difficile de dire si Hakuho a l’esprit olympique de Pierre de Coubertin (qui partageait cependant avec l’esprit du sumo japonais la défiance envers la gent féminine qu’il avait toujours voulu écarter de ses compétitions). L’autre adage attribué (faussement également) au père de l’olympisme, « l’important est de participer », n’est en effet pas dans les cordes du Mongol, pour qui seule la victoire, et la démonstration de supériorité, compte. Et le fait est que sa démonstration sur ce basho, hormis le revers concédé logiquement à Goeido, est flagrante. Au faîte de son art physiquement et techniquement, pas encore à un âge où le déclin peut être envisageable, Hakuho domine de la tête et des épaules un sumo en mal de leaders, comme Asashoryu l’avait fait avant lui. On ne regrettera que l’absence d’un deuxième rikishi capable de représenter une vraie concurrence, comme Asashoryu durant un trop court laps de temps, ou Harumafuji durant de trop courtes intermittences. Bien sûr, le dai-yokozuna, peut-être (sans doute ?) le plus fort lutteur de l’histoire du sumo, ennuie un peu par la mainmise qu’il a sur son sport. Mais dans dix ou vingt ans, quand on évoquera la mémoire de sa légendaire carrière, on pourra se féliciter d’avoir connu une telle époque.
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    par Publié le 27/09/2013 13h49  Nombre de lectures: 4683 
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    Kisenosato m'a tuer

    Le regretté (ou pas ?) maître Vergès aurait peut-être bien eu du plaisir, comme il le fit pour Omar Raddad, à défendre l’ozeki Kisenosato, coupable tout désigné ce jour d’un crime terrible : la mort du suspense du cet Aki basho 2013. On espérait tant du week’end tout proche avec une triplette de feu Hakuho-Kisenosato-Harumafuji (ce dernier se voyant possiblement mis en examen pour complicité dans l’affaire qui nous occupe) qu’on avait omis un paramètre essentiel : la capacité quasi surhumaine de l’ozeki le plus régulier et solide du plateau à connaître des absences, en particulier quand les enjeux deviennent élevés et qu’il faut mettre ses tripes et son talent sur la table. Une fois de plus, Kisenosato vacille à l’instant de vérité, et la possibilité même d’un kettei-sen dimanche apparaît hypothétique, voie complètement délirante. On se raccrochera encore d’ici demain à ce fragile espoir.
    A chaque fois donc qu’on commence à fonder des espoirs sur Kisenosato, celui-ci se fait un plaisir de les décevoir. Incapable de trouver une quelconque ouverture sur le mawashi de Gooeido, l’ozeki est contraint d’évoluer en mode passif face à l’oshizumo du sekiwake, qui l’emporte rapidement, douchant les espoirs de la foule qui ne peut que se reporter sur le frêle espoir d’un exploit de Kakuryu pour relancer la machine. C’est maigre.
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    par Publié le 26/09/2013 16h39  Nombre de lectures: 3892 
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    Hakuho en père tranquille ou Kisenosato pour le renouveau

    La question, hormis si l’ozeki devait gaffer demain face à Goeido face auquel les confrontations sont dernièrement équilibrées, devrait être dans tous les esprits samedi. Nul doute que l’ozeki, qui tente de mettre fin à une longue disette japonaise sur le yusho de makuuchi, aura le soutien de tout un peuple (à tout le moins des travées du Kokugikan). Car si la victoire de Hakuho ce jour ne faisait que peu de doutes, celle de Kisenosato n’était pas aussi évidente d’emblée et montre que l’ozeki a peut-être passé un cap sur le plan mental. En même temps, ça fait tellement longtemps qu’on l’espère qu’on ne sait plus s’il faut vraiment y croire…
    Le combat du jour décide de celui qui va se retrouver dernier lutteur au contact du yokozuna de tête. Entre Harumafuji, qu’on croyait perdu après deux revers très prématurés, et Kisenosato, qui a cédé plus tardivement, c’est un combat d’importance, un classique puisque le 46ème entre les deux rikishi, et qui tient toutes ses promesses. Kisenosato jaillit comme un bulldozer et trouve quasi instantanément l’ouverture, Harumafuji se retrouvant à la tawara, genoux pliés et écartés, mais Kisenosato loupe l’occasion et le combat change d’âme, Harumafuji trouvant alors le chemin du mawashi. C’est alors l’ozeki qui doit se rétablir miraculeusement, mais est en fâcheuse posture face au yokozuna positionné très bas dans sa garde. Là, c’est l’ozeki qui trouve une inspiration géniale en attendant la poussée du yokozuna pour mieux faire un pas en arrière et appuyer sur sa nuque. Les zabuton peuvent voler, et franchement, Harumafuji n’aura pas à rougir ni à s’expliquer sur celle-là. Katasukashi au terme d’un combat épique, du grand sumo.
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    par Publié le 25/09/2013 15h12  Nombre de lectures: 4131 
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    Rien ne bouge... et c'est tant mieux!

    Pas de surprise véritable ce jour au Kokugikan où l’ensemble des cadors emportent la mise. C’est surtout vrai pour les trois hommes de tête, Hakuho et ses deux prétendants, vainqueurs sans forcer de leurs adversaires, et dont on attend désormais monts et merveilles à partir de vendredi, jour où les véritables grandes manœuvres seront entamées avec le choc Kisenosato-Harumafuji. En attendant, voyons comment s’est déroulé ce qu’il est convenu d’appeler une journée de transition.
    Le leader est sans doute celui du trio de tête qui a le plus « souffert », Myogiryu lui donnant du fil à retordre tant sur le plan de la résistance physique que de sa capacité à lutter des bras pour le contrôle du mawashi. Las, le yokozuna n’est pas submergé dans une vague de recul comme hier et à partir de là peut développer son extraordinaire sens du dohyo qui le voir inverser subitement la vapeur et l’emporter sur kotenage. Un très joli combat, décidément Myogiryu est l’avenir du sumo japonais (entre quelques autres).
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    par Publié le 24/09/2013 15h14  Nombre de lectures: 4221 
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    Stupeur et tremblements

    Aucun rapport entre le roman d’Amélie Nothomb et la situation vécue ce jour : Hakuho ne descendra pas dans la hiérarchie (encore moins comme dame-pipi) suite à cette journée ratée et ce combat vite plié en sa défaveur. Mais le fait est que le suspense, que l’on pensait brisé après le deuxième revers de Kisenosato, est désormais totalement relancé. Pour l’instant, s’entend.
    On ne donne pas cher des chances de Goeido à l’approche de son combat face au mythe vivant du sumo : 22ème affrontement déjà, et une seule victoire à se mettre sous la dent pour le sekiwake (en mai 2012), le tout plié en une dizaine de kimarite différents. Et ben on a tort. Goeido fait la sensation du jour, pour ne pas dire du basho, en battant, et nettement en plus, le yokozuna, pris de vitesse à l’atari et pourchassé sur tout le pourtour du dohyo sans avoir un seul instant une opportunité de se rétablir, Goeido ayant la bonne (et salutaire) idée de conserver son rythme. Une victoire de prestige (et bien utile, car le rapprochant du kachi-koshi) pour le sekiwake, et un bien fou pour le basho dont le suspense est clairement relancé. Kisenosato va brûler un cierge en l’honneur de son cadet, ce soir.
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